Étant un grand démocrate, je suis souvent opposé au principe du référendum, car la majorité de la population est souvent manipulée par les médias gauchistes pour voter n'importe comment. C'était par exemple le cas en 2005 avec le référendum sur le TCE, où les idéologues marxistes du non étaient présents sur toutes les chaînes, ce qui a donné lieu au triste résultat que l'on sait. Ce jour sombre nous a depuis vacciné contre les référendums, puisque Nicolas Sarkozy a compris que le TCE ne devait pas être décidé par n'importe qui, et l'a ensuite fait adopté directement par le parlement, ce qui est bien plus raisonnable.
Alors, quand on voit ce même Nicolas Sarkozy proposer non pas un, mais deux référendums, il y a de quoi être dubitatif ! Mais rassurons nous, ces référendums sont d'une toute autre nature. Car en effet, en proposant de voter sur des sujets importants comme la lutte contre l'immigration et contre les chômeurs, il est possible que le débat public soit d'un niveau autrement plus élevé qu'en 2005. Ici, pas de texte long et complexe à lire, les propositions sont simples, claires et efficaces. En obligeant les chômeurs à travailler, ils ne sont plus tentés de ne rien faire en recevant leurs allocations, et on en termine enfin avec l'assistanat. Et en facilitant l'expulsion des étrangers, on règle du même coup les problèmes d'insécurité et d'islamisation du pays.
Faire de ces deux questions essentielles le sujet d'un référendum permet également de démontrer que la majorité silencieuse, que l'on entend si peu, sa voix étant couverte par le bruit d'une minorité de syndicalistes et autres gauchistes, soutient totalement les propositions de modernisation du pays voulues par Nicolas Sarkozy. Si le oui l'emporte par deux fois, alors ces lois seront parfaitement légitimes, tout comme le reste de la politique menée par Nicolas Sarkozy : la suppression des fonctionnaires, la TVA sociale... Il serait même bon de remplacer les élections présidentielles et législatives par ces seuls référendums, sortes de plébiscites pour l'actuel président, qui pourrait alors briguer un second mandat en cas de victoire. Mais ce ne sont hélas pas là les règles de la Cinquième République. Ne doutons cependant pas qu'en cas de mauvaise décision du peuple français, si par malheur les gauchistes, qui ont la mainmise sur les médias, manipulaient l'opinion pour la retourner contre ces deux propositions de bon sens, Nicolas Sarkozy aurait le courage de les appliquer quand même, comme il l'a fait pour le TCE.
On reconnaît également l'ingéniosité de Nicolas Sarkozy sur le choix des thèmes. Il aurait par exemple été bien plus dangereux de faire un référendum sur d'autres mesures, moins populaires mais courageuses, telles que la TVA sociale. Sur ces questions, il vaut mieux laisser faire les spécialistes du gouvernement, du MEDEF ou des institutions économiques, qui savent maîtriser toute la complexité du sujet. Car la plupart des gens, sans aucune culture économique, s'y opposeraient sans même réfléchir.